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Q&R avec l’expert : tout ce que vous devez savoir sur la PPWR

La Packaging and Packaging Waste Regulation (PPWR) introduit un changement majeur dans la législation européenne relative aux emballages. Les nouvelles règles ne concernent pas uniquement les fabricants d’emballages, mais impactent l’ensemble de la chaîne, y compris les entreprises agroalimentaires et les équipes qualité (QA). Que recouvre exactement la PPWR ? Quels changements concrets pour les matériaux en contact avec les aliments ? Et comment les entreprises peuvent-elles s’y préparer ? Nous avons posé ces questions à un expert en matériaux au contact des denrées alimentaires et en conformité des emballages.

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Des bouteilles en plastique compressées illustrent un flux de matériaux d'emballage recyclables.

Expert en matériaux au contact des aliments & conformité des emballages – Normec Foodcare

Livi Peeters: Knowledge & Projects Experts Trainingmanager – Quality Assurance België

 

Qu’est-ce que la PPWR exactement ?

La Packaging and Packaging Waste Regulation (PPWR) est la nouvelle réglementation européenne qui redéfinit entièrement le cadre des emballages et des déchets d’emballages. Elle est entrée en vigueur en février 2025 et sera en grande partie applicable à partir du 12 août 2026.

Cette réglementation vise à rendre les emballages plus durables, à améliorer leur recyclabilité et à limiter l’utilisation de matériaux nocifs. Par ailleurs, l’Union européenne souhaite également réduire la quantité totale de déchets d’emballages.

Pourquoi cette réglementation est-elle si importante pour les entreprises agroalimentaires ?

L’impact de la PPWR ne se limite pas aux fabricants d’emballages. Les entreprises agroalimentaires qui utilisent des emballages devront également démontrer leur conformité aux nouvelles exigences.

Cela implique une collaboration plus étroite entre les équipes qualité (QA), les affaires réglementaires et les achats. Les choix d’emballage deviennent moins une décision opérationnelle et davantage une question de conformité, avec un accent accru sur la documentation, les spécifications et l’évaluation des fournisseurs.

Qu’est-ce qui change pour les emballages en contact avec les aliments ?

L’une des évolutions majeures de la PPWR concerne la limitation des PFAS dans les matériaux au contact des aliments. À partir du 12 août 2026, les emballages dont la concentration en PFAS dépasse les seuils fixés ne pourront plus être mis sur le marché européen.

Par ailleurs, la réglementation impose des exigences plus strictes en matière de composition des emballages, de recyclabilité et de réduction des matériaux utilisés. L’élimination des substances préoccupantes devient également une priorité.

Portrait en noir et blanc d'un collaborateur sur fond neutre.

Pourquoi l’accent est-il mis actuellement sur les PFAS ?

Les PFAS sont utilisés depuis des années en raison de leurs propriétés résistantes aux graisses, à l’eau et aux salissures. On les retrouve donc fréquemment dans les emballages en papier et carton, notamment pour la restauration rapide, la boulangerie ou les solutions à emporter.

Le problème est que ces substances se dégradent très difficilement dans l’environnement et peuvent s’accumuler dans les écosystèmes et les organismes vivants. C’est pourquoi elles sont souvent appelées « substances éternelles » (forever chemicals), et font aujourd’hui l’objet de restrictions strictes au niveau européen.

Comment les entreprises peuvent-elles vérifier la conformité de leurs emballages ?

Dans la pratique, il s’agit de l’un des plus grands défis. De nombreuses organisations s’appuient encore sur des déclarations de leurs fournisseurs, mais celles-ci ne suffisent souvent pas à prouver une conformité complète.

Il devient de plus en plus nécessaire de constituer un dossier technique solide, indiquant clairement les matériaux utilisés et démontrant l’absence de substances interdites. La vérification analytique joue un rôle croissant dans ce cadre.

Quel rôle jouent les analyses ?

Les analyses constituent une vérification indépendante des informations déclarées. Elles permettent d’identifier les risques à un stade précoce et de valider les informations fournies par les fournisseurs.

Il peut s’agir de screenings PFAS, de tests de migration ou encore d’analyses des NIAS (substances non intentionnellement ajoutées). Ces analyses sont particulièrement importantes lors de l’intégration de nouveaux fournisseurs ou de modifications de matériaux.

Les entreprises doivent-elles déjà agir ?

Oui, absolument. Même si les obligations principales n’entreront en vigueur qu’à partir d’août 2026, la préparation est souvent plus complexe et plus longue que prévu.

Les entreprises ont tout intérêt à cartographier dès maintenant leur chaîne d’emballage et à demander des informations complémentaires à leurs fournisseurs. Cela permet d’éviter des adaptations tardives.

 

Quel est votre principal conseil pour les professionnels QA ?

Il est important de ne pas considérer la PPWR uniquement comme une question d’emballage, mais comme un projet global de conformité. Commencez par inventorier tous les emballages utilisés, la documentation disponible et les zones de risque potentielles.

En anticipant et en structurant dès aujourd’hui votre portefeuille d’emballages et votre chaîne fournisseurs, vous serez mieux préparé pour les audits, inspections et exigences des clients.

Comment Normec Foodcare peut-il vous accompagner ?

Normec Foodcare accompagne les entreprises de toute la chaîne sur les questions liées aux matériaux en contact avec les aliments et à la conformité des emballages. Cela inclut l’interprétation de réglementations comme la PPWR ainsi que l’évaluation des matériaux d’emballage.

Les experts aident également à constituer des dossiers de conformité solides grâce à des analyses ciblées telles que les screenings PFAS, les tests de migration et d’autres analyses pertinentes. Les entreprises gagnent ainsi en maîtrise de leur chaîne d’emballage et en anticipation des évolutions réglementaires.

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